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TABLES RONDES

OBJECTIF : TRADUIRE LE QUOTIDIEN DES ACTEURS ECONOMIQUES FACE AUX ATTENTES DES CITOYENS

Trois tables rondes d’une durée d'une heure donneront aux acteurs économiques l’occasion de répondre aux attentes citoyennes exprimées lors des débats.

TABLE RONDE 1

Production des aliments : la « faim » justifie-t-elle les moyens ?

  • 9h/10h - Centre de conférences

Nous sommes inquiets par certaines pratiques agricoles, utilisation des pesticides, appauvrissement des sols. Nous voulons manger moins d’aliments transformés contenant additifs, conservateurs et colorants. Nous cherchons des produits moins industriels, plus locaux et de saison.

 

La question pour moi, ça serait de comment faire, en quantité, mais aussi en qualité. En fait, avoir une bonne quantité, nourrir tout le monde, rester quand même un acteur mondial et européen, mais en même temps faire de la qualité.

- ANDRE

L’utilisation des produits de synthèse nous a permis d’acquérir une autosuffisance alimentaire. Aujourd’hui nous transformons nos techniques pour répondre aux nouvelles attentes des consommateurs. Temps et investissements sont cependant nécessaires.

Si on veut récolter demain, pour que tout le monde mange, on est obligé de mettre un minimum de produits sur nos cultures. Mais ça fait des années qu’on réduit nos doses, on va vers une agriculture plus vertueuse.

- REMY, VITICULTEUR DANS L'HERAULT

 

Comment avancer ensemble ?

TABLE RONDE 2

Economie de l’alimentation : quel parti « prix » ?

  • 10h/11h15 - Centre de conférences

Nous voulons des aliments sains, rémunérateurs pour ceux qui les produisent, qui respectent la nature, et qui soient accessibles à tous. Nous voulons savoir d’où viennent nos aliments, comment ils sont produits et ce qui justifie leur prix. Nous voudrions du bio (de la qualité) au prix du conventionnel. Nous voulons de la qualité pour tous.

Ce n’est pas pareil Si on parle de bio français, ou si on parle de bio étranger. Les critères bios d’un autre pays peuvent être bien moins précis, bien moins bons pour notre santé, que du non bio en France. Donc c’est complètement débile d’acheter du bio étranger, dans des pays où on n’a pas du tout de vision sur leurs normes.

- FLORIAN

Nous travaillons déjà sur la traçabilité, les signes de qualité et l’étiquetage avec des normes réglementaires parmi les plus contraignantes au monde. De nombreux pays n’ont pas ce niveau d’exigence et peuvent produire à bas coût. Or produire de qualité a un prix.  

Au Brésil, j’ai vu des fermes d’élevage, mais qui n’ont rien à voir avec ce que vous avez ici. J’ai vu une ferme dans laquelle il ne connaissait pas le nombre d’animaux, ils savaient juste qu’il y avait soixante kilomètres d’auge. Donc vous prenez une auge, entre Charres et Orléans, et vous mettez des vaches d’un bout à l’autre.

- AGRICULTEUR D'EURE ET LOIR

 

Comment avancer ensemble ?

 TABLE RONDE 3 

Repères alimentaires : à quel « sain » se vouer !?

  • 11h15/12h30 - Centre de conférences

Nous ne savons plus cuisiner. Nous ne connaissons plus les produits agricoles (navet, courgette, mais…). Il y a trop d’emballages et de gaspillage.

Nous sommes perdus : profusion de logos, labels, informations sur l’étiquette.

Nous voulons retrouver un rapport à l’alimentation fondé sur la gastronomie française dont nous sommes fiers.

J’aimerais bien qu’on m’aide à réapprendre à cuisiner des recettes toutes simples. Mes élèves aussi ne savent pas cuisiner, on ne sait rien faire alors qu’on nous apprend à faire des trucs très compliqués.

- PROFESSEUR

 

 

On nous demande une alimentation déjà prête, rapide et en portions qui réponde au manque de temps au quotidien et aux nouveaux modes de consommation.

Nous travaillons sur une amélioration de l’étiquetage et une simplification des labels avec l’ensemble des acteurs des filières pour une meilleure lisibilité des informations par les consommateurs.

 

 

Quand, je reçois des classes je suis stupéfaite par la méconnaissance des enfants. Par exemple, il ne savent pas ce qu’est le beurre, mais en plus, ils ne savent pas' faire leurs tartines. Ils ont douze ans, ils n’ont jamais fait une tartine. Je leur dis, mais qu’est-ce que vous mangez le matin ? Bah des biscuits.

- Christine, agricultrice à Bousbecque, sur une ferme de polyculture vaches laitières

Comment avancer ensemble ?